Réponses aux questions posées au Conseil Municipal du 20 novembre 2014 | Saint-Cloud C'est Vous

Rôle des Assistantes Sociales du Département 92 dont les locaux sont situés 57 Boulevard de la République à Saint-Cloud :

Elisabeth CALGARO pour le groupe « Saint-Cloud, c’est vous » pose la question suivante :

 En qualité de Maire et de Conseiller Général, vous serait-il possible d’intervenir afin que les assistantes sociales remplissent pleinement leur mission sur Saint-Cloud ?

Alors que les associations caritatives et la Maison de l’Amitié sont assaillies de demandes de familles en grande difficulté, seule l’assistante sociale de la Sécurité Sociale a présenté un dossier au dernier CCAS.

Autrement dit, les assistantes sociales de Saint-Cloud n’ont présenté aucun dossier à cette commission. Du jamais vu au CCAS. De plus les rendez-vous sont à deux mois, quand ils ne sont pas annulés.

 Réponses de Thierry ARNAUD et d’Éric BERDOATI :

 Cette question se comprend. Lors de la dernière réunion du Conseil d’administration du CCAS, début novembre, la totalité des participants s’est étonnée qu’il n’y ait aucun dossier présenté par le département.

Depuis 2012, Saint-Cloud ne compte plus que trois assistantes sociales au lieu de quatre précédemment.

Le nombre de secours votés par le CCAS a baissé depuis 2010. Dans les attributions des assistantes sociales, Il faut noter les chèques d’accompagnement personnalisés, prévus sur le budget du CCAS, qui ne font pas l’objet de vote en séance et sont en constante augmentation depuis 2010 : 1090 chèques octroyés pour 14 173 € en 2010 et 1233 chèques octroyés pour 15 773 € en 2014.

Les autres missions des assistantes sociales : aide au logement, insertion sociale, insertion professionnelle, protection des adultes et protection des enfants, santé et aide à la gestion budgétaire se sont traduites par 2346 interventions en 2010 et 3106 interventions en 2013. Il y a eu ainsi 621 dossiers d’aide à la gestion budgétaire en 2013 (il n’y en avait pas en 2010). Cela signifie donc des rendez-vous accordés et du temps pour la préparation et le suivi des dossiers. Le département a souhaité repositionner les assistantes sociales sur le RSA et l’accompagnement au retour à l’emploi. Ensuite, les mises en place de mesures d’accompagnement social (mise sous tutelle et curatelle, prise en charge) ont été multipliées par 12 entre 2012 et 2013 ! Enfin, le département sollicite davantage d’autres partenaires institutionnels, en particulier l’Aide Sociale à l’Enfance pour des aides financières. On comprend mieux pourquoi les assistantes sociales sollicitent moins le CCAS. Les dossiers qui leur sont présentés sont souvent complexes. Le département, le CCAS, la ville et les associations ont chacun leur rôle à jouer et doivent continuer à échanger. « Il ne faut laisser aucun clodoaldien sur le bord du chemin ».

 Éric BERDOATI précise que la dépense du département en termes de solidarité est supérieure à 700 millions d’Euros pour l’ensemble des villes. Cela représente 62 % du budget de fonctionnement du Conseil Général.

 Notre commentaire: tout va donc très bien…

 Démolition de l’hôtel particulier 26 rue Dailly, Pavillon Lescoeur/Château du Pélican:

Sophie Michaud pour le groupe « Saint-Cloud, c’est vous » pose la question suivante : un permis de construire vient d’être accordé 26 rue Dailly. La maison à démolir est un bel hôtel particulier d’époque Napoléon III.

Elle était le siège de l’ADAPT, association au service des personnes handicapées. Cette maison échappe à l’incendie de la ville par les prussiens en 1871, rescapée parmi les 23 du centre-ville ; elle évite les répercussions des bombardements de la dernière guerre, se maintient lors des constructions des grands ensembles immobiliers des années 60 et 70. Cette maison, mentionnée sur la liste des bâtiments remarquables annexée au PLU, est emblématique pour Saint Cloud, ville impériale. Pourquoi alors Monsieur le Maire, avoir accordé un permis, qui prévoit 72 logements en lieu et place de cette maison dont la démolition permet aussi 5 niveaux de parkings souterrains etune reconstruction qui n’en sera qu’un pastiche ? Pourquoi ne pas avoir fait le choix de la conserver précieusement, la restaurer tout en respectant son panorama particulièrement remarquable dans un secteur aéré et ouvert malgré les transformations architecturales pas toujours heureuses des dernières années ?

 Réponse d’Abdel- Ilah AZMI, adjoint à l’urbanisme: un permis de construire a été délivré le 10 novembre 2014, suite à une demande déposée le 2 août 2013 pour une démolition, reconstruction et construction neuve située 24-26 rue Dailly, par l’ADAPT propriétaire du bien. Il s’agit d’une Association pour l’insertion sociale des personnes handicapées connue par tous les Clodoaldiens et plus largement au niveau national ; elle utilisa ce lieu jusqu’en novembre 2010 comme centre de médecine et de rééducation. L’instruction de ce permis aura duré plus de quinze mois. Vigilants et conscients de l’importance de ce bâtiment inscrit sur la liste des éléments du patrimoine remarquable à protéger, des garanties précises ont étés prévues. Les éléments soumis au classement font l’objet d’une reconstruction à l’identique : les façades et gabarits nord, ouest et sud du bâtiment Napoléon III (R+4) existant, dit Lescoeur, selon les prescriptions du PLU. L’architecte des bâtiments de France, régulièrement sollicité, est favorable au projet. Un dispositif de démontage et de remontage à l’identique de tous les éléments apparents est prévu, sous le contrôle d’un architecte conseil spécialiste de ce type d’opération, adjoint au Maître d’oeuvre signataire du permis de construire. Enfin, le PLU, en son article UA 12, impose la construction d’un certain nombre de places de stationnement. Le projet va au-delà des exigences minimales afin de pallier partiellement la pénurie de stationnement constatée dans l’environnement immédiat.

Notre commentaire:  M Azmi commence par ne pas répondre à la question, qui ne portait pas sur l’ADAPT mais sur le devenir pavillon Lescoeur.

M Azmi parle ensuite de « démontage », rappelant ici les termes employés par José Bové lors de la destruction du restaurant Mac Do de Millau en 1999: mais non, il faut employer les termes exacts et donc bien parler de démolition. Les éléments qui seront sauvegardés ne sont d’ailleurs pas précisément définis dans la réponse de M Azmi : probablement les encadrements de fenêtre très ouvragés ; peut être la balustrade en fer forgé…nous découvrons également que ce bâtiment n’a que trois façades (du moins trois méritant d’être sauvegardées)…

En réalité, tout le monde aura compris que les quelques morceaux de façade récupérés serviront au promoteur pour valoriser, grâce à des éléments « historiques »,  la vente des luxueux appartements qui seront construits à la place de ce petit château.

Terminons enfin sur le parking, pour lequel M Azmi omet de préciser que la sortie se fera… rue Dailly, de beaux embouteillages en perspective avec peut être même un nouveau feu de circulation ?

Nous avons dans d’autres articles sur ce site décrits la valeur patrimoniale de ce bâtiment emblématique qui doit dont être absolument préservé. Nous nous élevons une fois de plus contre la politique de construction à tout va poursuivie par la majorité actuelle.

 Embouteillages rue Dailly et rue Gounod :

Lionel Pezet pour le groupe « Saint-Cloud, c’est vous » pose la question suivante : depuis la rentrée, les embouteillages des rue Gounod et Dailly ont atteint un niveau jamais égalé aux heures de pointe (notamment parce que des véhicules se garent en double file). Que peut faire la police municipale pour fluidifier le trafic ?

 Réponse d’Olivier BERTHET : La rue Gounod, et la rue Dailly qui la prolonge, sont des voies très fréquentées où il y a eu les chantiers importants du Centre hospitalier et du magasin Lidl, qui finance son aire de livraison en cours d’aménagement. Ces travaux en cours d’achèvement devraient tendre à simplifier un peu le trafic. De plus, Il a été remédié au problème de stationnement en double file de certains autobus. Cependant, la fermeture régulière de l’A 13 rapporte du flux sur la ville. La Police nationale est informée de ces difficultés qu’elle ne peut résoudre totalement, en raison d’effectifs insuffisants. La Police municipale est plus orientée sur la sécurité des clodoaldiens, pour laquelle elle va être amenée à intervenir plus tard dans la journée, avec les nouveaux horaires mis en place dès janvier prochain.

 Notre commentaire: nous notons effectivement une certaine amélioration depuis la réalisation de l’aire de stationnement devant le magasin Lidl mais cela reste fragile.

Nous comprenons que la Police Nationale a d’autres préoccupations en ce moment.

 La seule solution sur le long terme est donc un renforcement des équipes de la Police Municipale le matin également afin d’assurer la fluidité de la circulation sur cet axe Gounod Dailly, qui a des répercussions sur tout le côteaux de Saint Cloud, Garches et Ville d’Avray et également de qualité de vie des Clodoaldiens. Même si cela a un coût, il faudra bien y venir quitte à faire des économies sur d’autres postes de fonctionnement.

 Nous exprimons par contre les plus grandes craintes sur la circulation si le chantier du 26 rue Dailly démarre un jour : plusieurs années de bouchons à venir…

 Intérim de la délégation à la Communication:

 Elisabeth CALGARO pour le groupe « Saint-Cloud, c’est vous » pose la question suivante : le Conseiller Municipal délégué à la communication a quitté la ville pour une longue période. Sans remettre en cause son engagement et ses choix de vie personnels, qui lui appartiennent entièrement, qui assure l’intérim de sa délégation ?

 Réponse d’Éric BERDOATI : c’est le Maire.

Notre commentaire: Tout va donc très bien…Mais…une seule et même personne, en l’occurence M le Maire,  peut-elle raisonnablement tout faire et tout « bien » faire ?

 

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