Présidentielle 2017 : les attentes des petites villes de France entre 2 500 ET 30 000 habitants ! focus sur la sécurité mais pas que … | Saint-Cloud C'est Vous

Fidèle à sa vocation, l’Association des Petites Villes de France (APVF) interpelle les candidats à l’élection présidentielle en formulant plusieurs propositions, dont 17 propositions principales.

« Les élus de petites villes sont majoritairement opposés à l’idée de développer tous azimuts les prérogatives attachées aux polices municipales« , indique l’APVF dans un « manifeste » publié mardi 14 mars 2017 et adressé à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle. Il y a en une demande importante des maires de petites villes à vouloir avoir accès à des ‘éléments d’ambiance’ produit part les services de l’État, sans que cela passe nécessairement par la transmission des ‘fiches S’ d’un territoire aux élus locaux. L’association affirme que « les maires ont parfois le sentiment de ne pas être suffisamment accompagnés par l’État, y compris dans ses fonctions régaliennes de sécurité ». Elle présente « 17 propositions » pour notamment « consolider les moyens de l’action publique locale ».

« Aujourd’hui, les maires ont besoin (…)  d’informations concernant les personnes qui postulent à des emplois municipaux, notamment aux plus sensibles » comme les emplois périscolaires, indique l’APVF, mardi 14 mars 2017. L’association souhaite donc avoir davantage d’échanges avec les services de police et de gendarmerie, notamment. L’association, qui réunit « les 4 000 petites villes de France rassemblant entre 2 500 et 25 000 habitants ».

RÉÉQUILIBRER LA DISTRIBUTION DES AIDES DU FIPDR

L’APVF demande par ailleurs de « rééquilibrer la distribution des aides relatives au FIPDR (fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation) et de permettre à tous les territoires d’accéder davantage à ces crédits« . Elle souligne en effet que « le contexte provoqué par les attentats récents implique de nombreux coûts directs et indirects pour les collectivités – qui doivent sécuriser les bâtiments recevant du public, voire renoncer à certains de leurs événements qui fondent le rayonnement de leur territoire — dans une situation déjà caractérisée par une restriction budgétaire sans précédent« .

L’association souligne que les collectivités doivent normalement « pouvoir compter sur le FIPDR pour financer leurs actions dans ce domaine, mais nombreux sont les élus de petites villes qui rencontrent des difficultés » pour accéder à ces crédits. Elle constate en effet que « c’est la sécurisation des ‘sites sensibles’ surtout situés au sein des grandes agglomérations qui a été généralement privilégiée », alors que « les petites villes représentent aujourd’hui 20 % des zones de sécurité prioritaires du territoire français, preuve qu’elles sont loin d’être éloignées des enjeux en matière de sécurité ».

DÉVELOPPER LES TRAVAUX D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

L’APVF demande par ailleurs « le développement des travaux d’intérêt général en collectivités ». Pour cela, elle plaide pour « le renforcement des effectifs des services pénitentiaires d’insertion et de probation et de la protection judiciaire de la jeunesse, souvent débordés, pour leur permettre d’accompagner sereinement les collectivités ».

 

Ci-dessous le « Manifeste »

MTAG_APVF_Manifeste2017_Def

 

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