Les maires d’Île-de-France publient un « livre blanc » consacré à la Sécurité | Saint-Cloud C'est Vous

PM 3

Donner aux maires les moyens d’agir en matière de sécurité !

Tel est l’objectif des propositions formulées par l’Association des maires d’Île-de-France dans un Livre Blanc consacré à la Sécurité, présenté mardi 28 février 2017. Les mesures proposées par les élus dans ce document de 28 pages « permettraient aux maires de faire face aux multiples difficultés qu’ils rencontrent, telles que recruter des professionnels devant être de plus en plus qualifiés, former à des missions de plus en plus diversifiées et encadrer l’armement des policiers« . Elles permettraient aussi, écrivent-ils, de « prévenir l’atteinte aux personnes et aux biens, dissuader les auteurs de délits, augmenter le sentiment de sécurité des habitants« . Ils dressent également un panorama des mesures prises par les maires dans la région en matière de sécurité.

« Au fil des années, dans le cadre de leurs prérogatives et dans l’esprit de la libre administration des collectivités locales« , les maires « développent une véritable stratégie municipale de sécurité« , écrit l’Association. « Face au désengagement de l’État, les maires deviennent ainsi, malgré eux, des maires-protecteurs« , estiment les élus qui formulent plusieurs propositions « pour assurer des actions municipales de qualité« .

UN FONDS POUR L’ARMEMENT DES POLICIERS MUNICIPAUX

« Fin 2015, le nombre de policiers municipaux franciliens était de 3 657 agents, majoritairement présents en grande couronne« , indique l’Amif. À la même période, le Ministère de l’Intérieur « recense 508 communes ayant armé leurs policiers municipaux en Île-de-France, soit près d’une collectivité sur deux« . L’association, présidée par Stéphane Beaudet, maire LR de Courcouronnes (Essonne) remarque que « des disparités existent entre départements« . « Si la totalité des polices municipales de Seine-Saint-Denis est armée, seules 46 des 196 municipalités de l’Essonne, 42 des 185 du Val-d’Oise et 79 des 511 de Seine-et-Marne y ont eu recours. »

En Île-de-France en 2013, « 32 % des services de police municipale étaient équipés d’armes« , note également l’Amif. Avant de détailler : « Plus de 80 % des policiers municipaux étaient munis d’armes de catégorie D7 (bâtons de défense et bombes lacrymogènes), 38 % d’armes létales (38 Spécial ou 7,65 mm), 1,2 % d’un Taser, 6 % d’un flash-ball de catégorie B, et 4,5 % d’un flash-ball de catégorie C ». Elle remarque « une forte progression du recours à l’arme à feu » en Seine-Saint-Denis et en Seine-et-Marne tandis qu' »aucune police municipale du Val-d’Oise ne s’en est dotée« .

L’association estime nécessaire de « réfléchir à la création d’un fonds spécifique pour l’armement et la protection des policiers municipaux« . « Face au coût que représente l’acquisition d’armes et d’instruments de défense pour les policiers municipaux, les maires hésitent le plus souvent à s’engager budgétairement, ce qui crée une inégalité entre citoyens qui bénéficient d’une police municipale et citoyens qui en seraient dépourvus », expliquent les auteurs du livre blanc. Selon eux, « la mise sur pied de ce fonds assurerait une égalité pour l’ensemble des communes tout en permettant à l’État d’assurer sa mission régalienne ». « Dans cet esprit, une politique de prise en charge totale de l’armement de la police municipale doit être également envisagée.« 

Quelle est la position de la majorité municipale ?

REVALORISER LA FONCTION DE POLICIER MUNICIPAL

« La police municipale est de plus en plus sollicitée par les élus et pour se moderniser, elle doit être davantage en phase avec son territoire », explique par ailleurs l’Amif, soulignant que « l’offre de formation actuelle connaît d’importantes lacunes« . « Les sessions sont encore peu nombreuses et le métier de policier municipal souffre d’un déficit d’image auprès de la population. » Ils préconisent « une revalorisation de la fonction et une refonte du processus de recrutement« . « L’attention doit porter sur la formation continue, très gratifiante en termes d’évolution et de perspective de carrière ». Ils proposent également « la création de centres de formation dédiés aux policiers municipaux« .

Que compte faire M Berdoati vis-à-vis de notre Police Muncipale ?

Les maires franciliens regrettent en outre « de ne pas être suffisamment entendus par la puissance publique lorsqu’ils sont confrontés à un cas de radicalisation » et rappellent qu’ils ne « disposent que de faibles pouvoirs« . Ils proposent d' »élargir les pouvoirs de la police municipale afin de lutter contre la radicalisation » et défendent pour cette raison « l’accès direct des policiers municipaux au SIV (système national d’immatriculation des véhicules) et la possibilité pour leurs agents d’effectuer des contrôles d’identité dans certaines circonstances« .

« Avec 3 191 titulaires en 2016, les effectifs des ASVP et gardes champêtres restent en constante progression« , constate par ailleurs l’association. « Pour certaines municipalités, leur présence compense le manque, voire l’absence de policiers municipaux« , estiment-ils, soulignant que « faute de cadre juridique clairement défini, ces deux corps sont souvent utilisés comme du personnel polyvalent à moindres frais ». « Leur recours reste vivement critiqué par les syndicats de police municipale qui craignent une dévalorisation de leur statut et missions.« 

REHAUSSER LES CRÉDITS DU FIPD CONCERNANT LA VIDÉOSURVEILLANCE

À la fin de l’année 2015, « 397 communes franciliennes ont installé un système de vidéoprotection sur leur territoire« , note l’Amif, précisant qu’un centre de supervision urbain « chargé de collecter les images et les transmettre aux services de police nationale accompagne le plus souvent le dispositif ». Elle note, concernant l’utilisation de caméras de surveillance, qu’un « consensus semble donc se dégager chez les élus toutes étiquettes politiques confondues, même s’ils restent prudents quant aux résultats escomptés« .

Les maires franciliens suggèrent « d’augmenter la participation de l’État dans le financement de la vidéoprotection pour les collectivités qui sollicitent une aide financière sur la base de critères plus objectifs et précis, comme la finalité du projet ou encore la taille de la population« . Ils plaident également pour que le FIPD « rehausse ses crédits aux communes, tout en maintenant ses plafonds actuels« . Ils estiment qu’un « réajustement de la part de la vidéoprotection dans le budget du FIPD marquerait un signal fort envoyé aux communes franciliennes qui souhaitent l’intégrer dans une stratégie d’ensemble« .

amif_livre_blanc_securite-424726

La position de SCCV: La Police Municipale est sous-dimensionnée à Saint-Cloud. Il est nécessaire d’augmenter significativement ses effectifs et ses moyens pour qu’elle puisse effectuer un travail de prévention de la délinquance quotidienne et des incivilités efficace.

Cela a un coût, oui, et il faudra donc prioriser ce poste dans le budget municipal par rapport à des dépenses moins indispensables.

La situation s’est dégradée au fil de l’eau depuis 10 ans à Saint-Cloud, il est temps de réagir avec des moyens renouvelés et des effectifs renforcés. Rappelons les statistiques du ministère de l’Intérieur : Saint-Cloud est la troisième ville des Hauts-de-Seine les plus cambriolé et la cinquième en matière de trafic de stupéfiant !

Alors, monsieur le maire que fait-on ?

Leave a Comment