Le vrai édito de juin 2017 : Grand Paris Express, le projet sur les rails… Oui, mais à quel prix ? | Saint-Cloud C'est Vous

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Les travaux à venir de la future ligne de métro 15 ouest (Pont de Sèvres-Saint Denis Pleyel) s’annoncent.

Le tracé définif du métro souterrain, depuis le pont de Sèvres, se déroule en profondeur (plus de 25 mètres), sous le Domaine national pour rejoindre la ville de Saint Cloud, puis continue sous la rue du Mont Valérien jusqu’à la nouvelle gare Rueil- Suresnes-Mont Valérien.

Les utilisateurs gagneront du temps de transport ; trajets directs sans correspondances pour Rueil-Malmaison et Nanterre.

Ce gain de temps est le seul avantage de ce colossal projet !

Car comme le réseau reste souterrain, il est obligatoire de prévoir des puits de sécurité pour ventiler et désenfumer en cas d’accident, accessibles aux pompiers, permettant l’évacuation de centaines d’utilisateurs. Ces puits lors des travaux occuperont des surfaces voisines de 400 m² tous les 800 mètres soit 4 entre le pont de Sèvres et le Mont Valérien.

Deux puits de sécurité sont prévus dans le Domaine national de Saint-Cloud ; un en face du pont des Trois Pierrots et un dernier dans le parc des Tourneroches. Les parcs, terrains non bâtis sont choisis en priorité pour l’installation de ces puits. Une fois achevés, leur emprise au sol sera moindre, mais interdite aux piétons.

Le puits des Tourneroches est prévu à gauche de l’entrée, rue du Mont Valérien ; cet emplacement expliquerait-il la modification du jardin en 2013 avec l’installation du portail central jamais ouvert, et des rampes pour handicapés ?

Les accès de la future gare centrale souterraine de Saint Cloud, sont situés sur la place Joffre. La transformation globale de ce secteur modifiera l’aspect actuel en supprimant la fontaine, les arbres, le square, et l’ancienne gare historique dite Napoléon III.

A la nuisance des longs et pénibles travaux de ce vaste chantier s’ajoutera une pollution supplémentaire permanente engendrée par l’air des puits, dans un site naturel classé et dans un parc urbain. Avec les conséquences négatives pour notre santé et la préservation d’une fragile biodiversité.

Or l’intégration de l’environnement vert par le projet aurait dû être une priorité pour les décideurs (SGP).

Parce que les arbres en milieu urbain agissent sur la qualité de l’air et jouent également le rôle de climatiseur en diminuant sa température et en améliorant sa ventilation. Premières victimes de l’urbanisation et de la dégradation de la nature, ils sont aussi une des réponses au réchauffement climatique par leur activité de captage du carbone. Protéger sans élagage massif et replanter devient incontournable.

Vos élus SCCV : Sophie Michaud, Elisabeth Calgaro, Lionel Pezet, Marlène Labatut – Plus de détails, et à votre écoute sur www.sccv.fr

 

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