Le vrai édito d’Avril 2016 – Démocratie participative à Saint Cloud : un coup de communication ! | Saint-Cloud C'est Vous

edito2Il est préoccupant de constater le peu d’intérêt de nombreux citoyens, pour le fonctionnement des institutions et de la fonction d’élus face aux complexités administratives des réformes. La dernière trouvaille de la majorité nous a été présentée le 8 mars lors d’un conseil privé. Un cabinet d’études spécialisées propose, pour la modique somme de 20.000 €, une concertation publique ouverte aux habitants mobilisés afin de mieux communiquer sur les dépenses et économies de la ville. Par le biais d’un jeu de cartes de couleur, des questions suggérées par les habitants définiront les priorités de leurs attentes.

Si la démarche parait louable, le résultat pourrait n’être qu’une tartufferie de plus et aboutir à une augmentation des impôts comme seul dénominateur commun. Les derniers exemples de « concertation » menées par la Mairie ont laissé un souvenir amer à une majorité de clodoaldiens :

Rappelez- vous la vraie fausse « concertation » lors de l’enquête publique du PLU en 2012….

Se concerter, ce n’est pas seulement prendre l’avis (consultation) mais « projeter de concert », s’entendre pour agir ensemble. La concertation et la consultation ne sont pas la même chose. (Wiktionary)

L’Agenda 21 par exemple initié depuis quelques années à Saint Cloud mais sans réels résultats positifs. Un coup de communication ?

L’abattage récent de 9 arbres du parc Marie Bonaparte labellisé « jardin refuge LPO » est un exemple du non – sens des décisions : parce qu’il abritait des arbres anciens avec des cavités permettant la nidification des oiseaux et parce que sa densité boisée accueillait écureuils et chouette hulotte.

Ce « jardin refuge » n’a plus de raison d’exister ainsi et devient un banal jardin public urbain puisque ce sont les plus grands arbres qui ont été abattus pour des raisons officielles de sécurité,  malgré  l’Agenda 21, et les préoccupations actuelles pour la défense de l’environnement et de sa biodiversité. Qu’il soit aussi un vestige de la présence de Marie Bonaparte est sans importance pour la majorité.

Les outils de communication de la ville : le magazine, l’officiel, le site web continueront leur relais médiatiques sans refléter la réalité du quotidien de la gestion. Et sans aborder les sujets qui fâchent mais flattant  toujours les actions du maire et de sa majorité. Les autres élus sont relégués à la fin du magazine avec seuls 2500 caractères pour s’exprimer.

Les impôts de tous financent les moyens d’expression de quelques-uns. Démocratie participative ? Vraiment ?

Vos élus SCCV: Sophie Michaud, Elisabeth Calgaro, Lionel Pezet, Marlène Labatut – www.sccv.fr

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